L’Association « Education-Haïti », loi 1901, a été créée en 2018 par sa Présidente-fondatrice, Brigitte Lancien-Despert, professeur-chercheur-didacticienne à l’ICP (Catho de Paris).
Son origine :
- En 2013 pour répondre à la demande d’anciens étudiants haïtiens (prêtres) repartis en Haïti en 2007, Brigitte Lancien-Despert a aidé à la création d’une université des Sciences de l’Education à Jacmel (à 70 Kms de Port-au-Prince).
- Un premier voyage en 2013 lui a permis d’enseigner et de mettre sur pied avec son ancien étudiant, le père Sauveur CONTENT, un programme d’enseignement fidèle aux contenus des cathos de Paris, Lille et Angers en l’adaptant à la réalité haïtienne.
- En 2014, l’université Notre-Dame d’Haïti (déjà existante) accueillait le nouveau département des Sciences de l’éducation pour une rentrée avec 19 étudiants en vue d’une licence en 4 ans (une année de remise à niveau + trois ans de licence). Aujourd’hui (2025), l’université compte 162 étudiants et est reconnue sur le plan international.
- Tous les ans, jusqu’en 2020, la présidente faisait des sessions en Haïti pour enseigner et retravailler sur les programmes, les projets, les objectifs. Aujourd’hui, ces voyages ne sont plus possibles en raison de la situation politique et sociale du pays gangréné par les gangs.
- En 2018, la nécessité de créer une association s’est imposée afin de répondre aux conditions de la Catho de Paris pour accepter un partenariat avec Haïti.
Ses objectifs :
Ils sont de deux ordres :
❶ La venue d’une étudiante haïtienne pour des études en France.
- Lors des différents voyages de la Présidente, une étudiante (major de la promotion), s’est distinguée par la qualité de son travail, sa détermination à aider son pays, sa volonté à changer l’éducation. Il a donc été décidé avec Monseigneur CONTENT (devenu Vicaire Général en Haïti) de la faire venir en France pour poursuivre ses études.
- Florence LAFALAISE est arrivée en septembre 2018 : cette jeune fille est issue d’un bidonville, son papa est décédé, sa maman qui les a élevés seule Florence et son frère, est analphabète et ne parle que le créole.
- Aujourd’hui, Florence, étudiante à la Catho de Paris, possède son Master 1 (2019), son Master 2 (2020) et un DU de gestion des conflits. Elle s’apprête à soutenir sa thèse de Doctorat en Sciences de l’Education à Noël 2025 tout en enseignant à la Catho de Paris, sur les campus de Reims, Tours et Rouen.
- L’Association a assuré ces 7 années de formation, son logement, ses besoins pécuniaires, ses études, ses transports, son matériel, sa nourriture à raison de 10 à 12 000 euros par an grâce à des actions multiples : conférences, concerts, vente de livres.
❷ L’aide à l’éducation en Haïti
▶ La situation en Haïti s’est considérablement dégradée et l’éducation a besoin, plus que jamais, d’aides. Les étudiants ne mangent pas toujours à leur faim et doivent souvent arrêter leurs études en cours d’année par manque d’argent.
▶ L’Association cherche à soutenir les élèves en incapacité de payer la fin de leurs études et les écoles qui, à Jacmel notamment, servent de lieux de stage aux étudiants. Actuellement, elle ne peut prendre en charge Florence et l’aide aux établissement même si, à ce jour, Florence pourvoit à une bonne partie de ses dépenses.
▶ Beaucoup d’enseignants en Haïti ne sont pas régulièrement payés, ce qui les oblige à prendre un autre travail en plus au détriment de la régularité et de la qualité de leur enseignement.
▶ Les enseignants ont besoin d’une vraie formation pour modifier leurs pratiques encore basées sur la répétition et la coercition.
L’Association est intimement persuadée que la formation, l’éducation, l’enseignement sont des facteurs essentiels au redressement du pays.
Ses besoins :
- La crise du covid a stoppé toutes les actions et l’Association est aujourd’hui exsangue, ne parvenant pas à retrouver l’apport nécessaire à ses objectifs. Elle a un besoin urgent d’apports neufs. Elle vit actuellement sur les 350 € mensuels des amis fidèles qui se sont mensualisés et sur les quelques apports ponctuels des uns et des autres. Elle ne peut plus faire face aux besoins.
- La présidente est persuadée que les actions ponctuelles, ciblées, adressées à des personnes de confiance, honnêtes et sûres en Haïti sont, dans le contexte actuel, plus profitables que les grandes ambitions intenables.
- Malheureusement l’aide est essentiellement pécuniaire afin de soutenir le travail en Haïti et maintenir une vie acceptable. Les apports matériels seraient interceptés.

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