« Notre cœur n’était-il pas brûlant quand il était avec nous ? »
Il nous est peu naturel de reconnaître les signes que Dieu nous donne sur le chemin de notre vie. De fait, je me demande si une fois en face de Jésus ce dernier ne vas pas me dire « esprit sans intelligence, comme ton cœur est lent à croire ! ». Sur nos chemins de vie pourtant, Dieu est présent et à l’œuvre, mais il est vrai la plupart du temps par « petites touches ».
Saint François de Sales priait souvent en disant « Seigneur je quête ta grâce sous par sous », pour mieux traduire ce fait que Dieu ne se donne que dans le présent, et que chaque jour il faut à nouveau le chercher, « sous par sous », comme un ami à la fois absent à nos yeux mais bien présent dans notre cœur.
Profitons de ce temps Pascal pour mieux le « re » connaître et laisser nos cœurs brûler en sa présence. N’est-il pas évident que si les disciples d’Emmaüs l’ont reconnu à la fraction du pain (et puis il disparaît), c’est bien qu’il nous laisse un moyen tout simple de le fréquenter dans notre quotidien : l’adoration eucharistique. Un simple morceau de main, qui est bien la présence maximale de Jésus parmi son peuple.
Fréquentons le pour le rencontrer, ou plutôt le retrouver, en nous, notre doux ami de chaque jour.
« Ô Jésus reste avec nous, déjà le soir tombe ».
Laurent, diacre.

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