« Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi »
Un peu dure à entendre cette parole de Jésus. Perdre sa vie pour la garder, aimer Jésus plus que ses parents, conjoints, enfants…
Mais cet appel à nous oublier nous-mêmes pour nous tourner vers les autres, comme voie de bonheur, nous le connaissons bien. Une sorte de décentrage, qui nous pousse à décider d’aimer malgré nos propres faiblesses, blessures, souffrances.
C’est le sens aussi de cette belle phrase de Mère Térésa « Seigneur si je suis triste, donne-moi quelqu’un à consoler ».
Mais où trouver cette force, quand parfois on est tout simplement écrasé, voire révolté contre Jésus précisément à cause de nos épreuves ?
Dans la prière humble, celle des enfants qui même s’ils ne comprennent pas tout, se tournent vers Dieu avec une confiance totale. C’est bien de cela dont nous avons tous besoin, une confiance sereine et belle, même au cœur de nos difficultés.
Reprenons ensemble ce chemin de la confiance avec Saint Claude la Colombière : « Je suis si persuadé, mon Dieu, que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous, je suis si persuadé qu’on ne peut manquer de rien, quand on attend tout de vous, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes.
Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur ; les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de vous servir, je puis même perdre votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher ».
Laurent, diacre.

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